L’art au service des droits humains à Bagheria: La Fondation Amnesty International Italie

choisit Arrigo Musti pour créer deux œuvres commémoratives à l’occasion de son 65e anniversaire

Bagheria occupe une place de choix dans la grande campagne nationale lancée aujourd’hui par Amnesty International pour son 65e anniversaire (1961-2026). Lors de la conférence de presse officielle qui s’est tenue ce matin à Palerme, en l’église Sant’Antonio Abate du complexe monumental Steri, l’initiative « Au-delà de l’abîme : la protection des droits est la seule hygiène du monde » a été présentée. Cette initiative, qui met à l’honneur le talent et la générosité de l’artiste Arrigo Musti, originaire de Bagheria, s’intitule « Passepartout pour la liberté », comme l’a expliqué l’artiste lui-même. L’œuvre de Musti, intitulée « Passepartout pour la liberté », propose un renversement puissant et conscient du célèbre slogan futuriste de F.T. Marinetti de 1909 : là où la guerre était glorifiée comme « la seule hygiène du monde », la toile de Musti érige la protection des droits humains en condition essentielle et unique de la civilisation. En signe de solidarité, l’artiste a fait don de l’œuvre originale et de tous les droits d’exploitation économique à la Fondation Amnesty International Italie, permettant ainsi à la valeur de l’art de se traduire concrètement par un soutien aux activités de recherche et de plaidoyer de l’organisation.
Représentant la municipalité de Bagheria, le maire adjoint et conseiller à la Culture, Daniele Vella, a exprimé la profonde fierté de la communauté : « Le don d’Arrigo Musti à Amnesty International démontre, une fois de plus, comment la tradition artistique de Bagheria peut être une avant-garde morale et un vecteur de messages universels. Voir l’art de notre région s’engager pour une cause aussi noble en cette date anniversaire si importante nous remplit de fierté. Toute la municipalité adresse ses plus sincères félicitations à Arrigo pour la valeur de son œuvre et l’extraordinaire générosité de son geste. »

Le maire de Bagheria, Filippo Maria Tripoli, a ajouté: « Aujourd’hui, Bagheria célèbre non seulement le génie artistique de l’un de ses concitoyens, mais aussi son humanité. Le geste d’Arrigo Musti démontre comment la culture peut et doit être un instrument actif de liberté et de civilisation à l’échelle internationale. »

La présence de Bagheria à l’événement ne s’est pas limitée à la toile. Un autre photographe de talent de Bagheria, Francesco Domilici, a immortalisé la matinée et capturé l’œuvre de Musti, son regard aiguisé révélant la puissance visuelle et l’émotion de ce moment.
L’œuvre, une toile sur aluminium, restera exposée dans la Sala delle Armi du Steri Museum jusqu’au 30 octobre. À travers la silhouette d’un cadenas, elle représente la bougie historique d’Amnesty qui brûle depuis 65 ans, symbole de la volonté de dénouer les liens qui entravent les « prisonniers oubliés », transformant les ténèbres en un bleu d’espoir. Le président de la Fondation, Roberto Zampardi, a annoncé que 100 sérigraphies numérotées de l’œuvre, imprimées sur papier Favini Dolce Vita et rehaussées à la main par Musti à la peinture acrylique, seront mises en vente. Elles seront disponibles à l’achat dès juin sur le site officiel www.fondazioneamnesty.it, ainsi que l’affiche commémorative. Cette initiative est promue par la Fondation Amnesty International Italie en collaboration avec l’Université de Palerme, le Système des musées universitaires (UniPa Heritage) et Coopculture.